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Sierra Léone : attaque contre des journalistes     2010-03-08 11:31:43

IFJ Condemns Opposition Attacks Against Journalists in Sierra Leone
The International Federation of Journalists (IFJ) condemns firmly the physical assault and violence by security operatives and supporters of the opposition Sierra Leone people’s party (SLPP) in Bo, Southern Sierra Leone against ten journalists.
The assaulted journalists are David Jabati, Editor of Exclusive Newspaper; Sulaiman Storm Koroma of Radio Democracy FM 98.1; Idrissa Sesay, Alimamy Lahai Kamara and Aruna P. Kamara all of the Sierra Leone Broadcasting Service; Mohamed Kabbah and Bampia Bundu of Awareness Times Newspaper, Abdul Kamara of Star Radio, James Fillie of Eastern Radio and Ishmael Bayoh of Awoko Newspaper.
“This barbaric violence of against journalists is unacceptable” said Gabriel Baglo, Director of the IFJ Africa Office. “the security forces should have rather protected the journalists to work safely” he added.
The journalists were invited by the party to cover their national delegates’ conference when they were beaten up as they attempted to record and take pictures of an open session of the second day of proceedings on Saturday 27 February 2010. According to Sierra Leone Association of Journalist (SLAJ) their recording and communications equipment including digital cameras and mobile phones were seized or stolen from them by people including some high ranking members of SLPP.
Reacting to the incident, the President of SLAJ Umaru Fofana urged the Police to treat the matter with the seriousness it deserves especially at a moment when as a nation “we should be consolidating our hard won peace”. “SLAJ urges also the leadership of the SLPP to show decent character and cooperate fully with the police in investigating the incident to demonstrate their willingness to respect the rule of law. Anything short of that will not be accepted” he added.
IFJ call for a quick and objective investigation in order to identify and punish severely perpetrators of these cruel acts which constitute a setback to democracy.
 

Guinée Bissau : agression de journaliste     2010-03-08 11:29:09

La FIJ condamne la tentative d’assassinat d’un journaliste en Guinée Bissau
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a fermement condamné aujourd’hui la tentative d’assassinat contre Mama Saliu Sane, journaliste à la radio privée Bombolom FM et également conseiller en communication du Procureur Général de la république le jeudi 25 février 2010 à Bissau, capitale de la Guinée Bissau.
« Il est vraiment déplorable, que tout journaliste qui informe sur le double assassinat du Président et du Chef d’Etat Major ou sur le trafic de drogue fasse l’objet de menaces et intimidations, avec pour seul objectif de réduire les médias au silence » a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. «Cela est contraire au principe de la liberté de la presse »
Selon des sources policières officielles, M. Sane a été réveillé en pleine nuit par le bruit d’une machette par des assaillants qui tentaient de casser sa porte et qu’il a fait fuir par ses cris. Ces derniers sont revenus à la charge quelques heures après avant d’être repoussés par ses voisins, laissant sur place une machette, un poignard et un coupe-coupe ainsi qu’un avertissement en ces termes « va dire au procureur général (Michel Amine Saad) que nous te tuerons à tout prix et on verra ce qu\'il fera ». La police judiciaire a été saisie de l’enquête.
Le procureur général Michel Amine Saad, investi en novembre 2009, dirige les investigations dans différentes affaires sensibles, notamment, les enquêtes sur le trafic de cocaïne dans le pays, mais aussi du dossier du double assassinat en mars 2009 du chef d\'état-major des forces armées Batista Tagmé Na Wai et du président de la République, Joao Bernardo Vieira. Il a aussi dans ces dossiers le cas de l\'ex-chef d\'état-major de la Marine, José Américo Bubo Na Tchuto, que les autorités veulent poursuivre en justice.
Le syndicat des journalistes et techniciens de la communication sociale affilié à la FIJ a condamné « avec véhémence cet acte lâche et barbare » et a demandé aux autorités compétentes de tirer au clair cette affaire, « qui n\'est pas une première en Guinée-Bissau après les menaces de mort reçues par quatre journalistes en 2007 ».
La FIJ appelle à une procédure judiciaire diligente pour identifier et punir les auteurs et leurs commanditaires et demande aux autorités bissau-guinéennes d’assurer la sécurité de notre collègue en vue de redonner confiance aux journalistes pour travailler librement à la consolidation de la liberté d’expression.
 

    2010-02-11 12:42:40

Côte d\'Ivoire : Tension après la suspension d\'un quotidien d\'opposition par le Conseil national de la presse
(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières appelle la presse ivoirienne à faire preuve de retenue après que le quotidien privé d\'opposition "Le Patriote" a été suspendu pour trois jours, le 1er février 2010, par le Conseil national de la presse (CNP). Certains observateurs et journalistes reprochent au CNP de traiter la presse de façon inéquitable.
Dans ce contexte politique de précampagne tendue, que la polémique sur les listes électorales a exacerbée, les écarts de langage et les invectives personnelles ne sont pas de nature à calmer les tensions. Nous appelons une nouvelle fois les professionnels des médias à respecter l\'éthique journalistique et à ne pas attiser les haines. Pour autant, si le CNP a la tâche difficile de réguler la presse écrite et d\'en sanctionner les écarts, il doit le faire de la manière la plus juste possible pour ne pas lui-même nourrir les tensions. Dans sa décision n° 004 du 1er février 2010, le CNP reproche notamment au "Patriote" un article paru à la une dans l\'édition des 23 et 24 janvier et illustré par les photos de plusieurs officiels ivoiriens, intitulé "Ils sont tribalistes, ivoiritaires et xénophobes - Voici les nouveaux ennemis de la paix". Plus loin, dans un encadré, le journal, proche d\'Alassane Dramane Ouattara et du Rassemblement des Républicains (RDR), indique "Voici la liste de ceux qui organisent la fraude". Le CNP a estimé que ces termes étaient "incitatifs à la révolte" et susceptibles de livrer les personnes visées "à la vindicte populaire."
Le CNP dénonce par ailleurs la publication, dans la même édition du journal, d\'un article intitulé "Tagro, le pyromane qui va perdre Gbagbo" jugeant les propos à l\'encontre du ministre de l\'Intérieur et de la Décentralisation, Désiré Tagro, "gravement diffamatoires et injurieux". Le 27 janvier, "Le Patriote" avait déjà reçu un blâme pour cet article. Le CNP condamne également un article paru le 28 janvier faisant référence aux "massacres d\'octobre 2000 et de mars 2004" et accusant Laurent Gbagbo d\'avoir "fait tuer des Ivoiriens pour rien". Enfin il déplore qu\'un autre article, paru le lendemain, présente Charles Blé Goudé, le leader des Jeunes patriotes, comme "Le petit voleur qui veut être grand". Le texte accuse Charles Blé Goudé d\'avoir acheté son diplôme à l\'université, et emploie, pour le décrire, des termes particulièrement durs. Interrogé par Reporters sans frontières, un journaliste d\'Abidjan insiste: "Les faits relatés sont prouvés. Blé Goudé a bien triché pour obtenir sa licence et le professeur incriminé avait été radié. Il s\'agit donc d\'une information. N\'est-ce pas plus grave quand certains journaux ne font que divulguer de fausses informations basées sur des faits imaginaires?" Ainsi le quotidien "Notre Voie", proche du Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir), accusait récemment Alassane Ouattara de ne pas être Ivoirien mais Burkinabé, dans le but de décrédibiliser sa candidature à l\'élection présidentielle. De même, le quotidien "Le Temps" titrait récemment "Bédié et Ouattara sèment la terreur". "Le ton de la presse est peut-être outrancier, mais pourquoi les sanctions ne s\'appliquent-elles pas à tous?", s\'interrogeait enfin le journaliste.
Régulièrement critiqué par la presse d\'opposition, le CNP se défend d\'avoir une politique du "deux poids deux mesures". "On peut dire beaucoup de choses, mais avec la manière. "Le Patriote" a fait excès d\'impertinence", souligne le CNP. La décision du CNP note qu\'en raison "du caractère sensible de la période actuelle de précampagne, la presse a été appelée à œuvrer à un climat social apaisé". Fin janvier, l\'opposition ivoirienne avait manifesté à Abidjan pour dénoncer la "caporalisation" de la télévision publique RTI par le camp du président Laurent Gbagbo.
SOURCE: Reporters sans frontières (9 février 2010) 
 

           

 

 

 

 
 
 
 
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La CEDEAO condamne la Gambie

• La Cour de justice de la CEDEAO (basée à Abuja, Nigeria) vient de condamner la Gambie à libérer le journaliste Chief Ebrima Manneh et à lui verser 100.000 dollars de dommages.


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