2010-02-11 11:52:27
A PAPA, DU COEUR
La vie, éphémère, n’est que poussière, pouvant être balayé d’un instant à l’autre par un simple coup de vent. La mort est le seul sort réservé à tout être vivant sans exclusion, sans distinction, sans permission ni rémission.
Baba Alpha, tu es parti sans un mot, sur la pointe des pieds, égal à toi-même, en toute discrétion, en toute dignité, en toute sérénité répondre à ton Seigneur que tu
as toujours adoré sans partage, ni mélange, ni réserve.
De toi, tout le monde garde l’image d’un homme humble, discret, diplomate, simple, généreux, respectueux, beau et surtout pieux. Jamais on ne t’a entendu te vanter, jamais on ne t’a vu te pavaner, jamais on ne t’a vu hautain.
Lorsque je ferme les yeux, je vois un homme souriant, rigolant, chérissant sa femme et ses enfants. Ne signais-tu pas tous tes messages par un « papa qui te chérit » !!!
L’homme propose, Dieu dispose m’as-tu toujours dit.
N’importe qui t’aurait arraché à notre affection, en aurait subi les conséquences.
Mais lorsque c’est le Tout Puissant qui te reprend à nous, on ne peut qu’accepter avec résignation mais surtout avec dévotion. A Dieu tu appartenais, à Lui tu es retourné.
« Qui est le plus malheureux » m’a demandé ton père, mon grand père. Hélas, on l’est tous autant que nous sommes. On a tous perdu un être irremplaçable et merveilleux, qui toute sa vie a tendu ver s la perfection.
Reviens-moi la tête haute était la phrase que tu me répétais si souvent. Je tacherai de toujours garder la tête haute, d’assumer dignement mes responsabilités et de suivre le chemin que tu m’as frayé. A présent, je me réfugie dans la grâce de Dieu pour surmonter ma douleur, essuyer mes larmes et renvoyer toujours l’image de toi au monde entier et ainsi te montrer que le temps que tu as consacré à nous chérir, nous éduquer, nous aider, nous pousser vers l’avant, nous conseiller et nous montrer le bon chemin par l’exemple, n’aura pas du tout été vain.
Je fais le serment de jouer pleinement le rôle d’aînée qui m’incombe auprès de
Maman, de Pa Ousmane, Baboy, Saliou et surtout Samba, ton petit dernier. Je saurai me montrer digne du prénom que tu m’as donné, celui de ta chère maman qui
n’a jamais démérité mais surtout du titre honorifique dont tu m’as doté dés ma naissance. Qu’Allah t’accueille dans son par adis Céleste et ait pitié de ton âme !
Je t’aimerai toujours
Hajja Deede Fatimata Alpha SALL |