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Actumilieu

           
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    2010-02-12 10:46:55

L\'ONU déclare illégale la détention de Chief Ebrima Manneh
Le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a officiellement qualifié d’illégale l\'arrestation et la détention continue du journaliste Gambien Chief Ebrima Manneh en violation du droit international. Il a par conséquent invité le pouvoir de Banjul à libérer immédiatement Monsieur Manneh.
Dans un communiqué de presse conjoint, Freedom Now (Liberté Maintenant) et les avocats Horgan et Hartson LLP annoncent avoir déposé une requête au nom du journaliste gambien dont la disparition a été constatée depuis le 7 juillet 2006. Le communiqué de presse cite également le sénateur Russ Feingold, Président du sous-comité de relations internationales de sénat américain sur des affaires africaines, affirmant que " si le gouvernement gambien ne libère pas immédiatement Manneh ou ne fournit pas des informations à son sujet, la communauté internationale devrait agir et dire que cela est inacceptable. »
Rappelons que Chief Ebrima Manneh, journaliste au quotidien pro-gouvernemental l\'observateur a été arrêté sur son lieu de travail le 7 juillet 2006 par des agents de Sécurité d\'État Gambienne. Il a été isolé depuis lors, mais des témoins ont affirmé à la cour justice de la CEDEAO l’avoir aperçu dans divers centres de détention de sureté de l’Etat. En juin 2008, la cour de justice de la CEDEAO avait déclaré illégale la détention de Chief Manneh et exigé sa libération immédiate et le versement d’une indemnité de 100,000 dollars. Le gouvernement Gambien a proprement ignoré le verdict de la Cour Communautaire.
Par ailleurs, Banjul a demandé en octobre 2009 à la cour de la CEDEAO un peu plus de temps pour préparer sa défense dans l’affaire de la torture en détention du journaliste Musa Saidykhan, rédacteur-en-chef de l\'indépendant en 2006. L\'audition devrait commencer le 15 décembre.
 

    2010-02-12 10:41:40

La Gambia Press Union se félicite de la libération des six journalistes.
Le Syndicat des Journalistes Gambiens (GPU) a accueilli avec satisfaction et soulagement la libération des six journalistes gambiens condamnés et emprisonnés le jeudi 6 août 2009 pour diffamation et de sédition. Leur libération fait suite à une grâce présidentielle de M. Yahya Jammeh. Les six journalistes sont Mme Sarata Jabbi-Dibba vice-présidente du GPU, M. Emil Touray et PA Modou Faal respectivement secrétaire général et trésorier, PAP Saine et Ebou Sawaneh, éditeur et le rédacteur du journal Le Point, Sam Sarr, Rédacteur au journal Foroyaa.
Nous saluons leur courage, leur persévérance et leur détermination pour le sacrifice consentit dans notre combat pour la liberté de presse et d’expression en Gambie. Comme l’a indiqué le Secrétaire Général, Emil Touray, le GPU continuera à faire des efforts pour convaincre l’Etat Gambien à mener «des réformes dans le domaine de la presse, améliorer les relations entre les médias améliorés et les services de sécurité afin d’améliorer le statut et le bien-être des journalistes. » Nous remercions très sincèrement tous ceux qui de près ou de loin ont œuvré en faveur de notre libération. Il s’agit du peuple Gambien, des médias, des organisations de défense des droits de l\'homme et de la liberté d’expression, en particulier la fédération internationale des journalistes, la fédération des journalistes africains, l\'Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO) et de ses associations nationales et des syndicats de journalistes, la Fondation des Médias pour l\'Afrique de l\'ouest, IFEX, article 19, le Comité de protection des journalistes, de Reporters Sans Frontières, Amnesty International, OSIWA pour leur aide financière, morale et technique et de plaidoyer. L\'appui et l\'intervention de la communauté internationale, des missions étrangères en Gambie et au Sénégal, des gouvernements du Royaume-Uni et des Etats-Unis, de la présidence de l’UE et du bureau de la Commission africaine sur les droits humains et le Rapporteur spécial sur la liberté d\'expression. La GPU réaffirme son engagement d’œuvrer davantage dans sa campagne pour la liberté de la presse et la liberté d\'expression et, les droits constitutionnellement garantis des journalistes gambiens de travailler sans intimidation, ni harcèlement.
Ndey Tapha SOSSEH, GPU President

    2010-02-12 10:32:57

L’UJAO CONDAMNE L’EMPRISONNEMENT DE 6 JOURNALISTES EN GAMBIE

L\'Union des Journalistes de l\'Afrique de l’Ouest (UJAO) a appris avec une profonde consternation la condamnation à des peines de prison de 24 mois et une forte amende de 250.000 dalasis (environ 500.000 FCFA) pour chacune des charges les six journalistes accusés de sédition et diffusion de fausses nouvelles. Les six journalistes condamnés sont Monsieur Emil Touray, Secrétaire Général de GPU (le Syndicat de la Presse Gambienne), Mme Sarata Jabbi-Dibba, vice-présidente de GPU, de PA Modou Faal, trésorier de GPU, de PAP Saine et Ebou Sawaneh, respectivement Directeur de Publication et Rédacteur du journal « The Point » et de Sam Sarr. L’UJAO condamne ce verdict qui porte gravement atteinte à la liberté d’expression en Gambie et constate avec amertume que ce procès s’inscrit dans la droite ligne de la campagne de répression qui s’abat sur la presse et portent un coup dur à la liberté de presse et d\'expression.
L’UJAO demande aux plus hautes autorités Gambiennes de libérer les camarades emprisonnés et réaffirme son entière solidarité avec les exigences de la GPU d’une enquête indépendante sur les circonstances de l’assassinat de Deyda Hydara et de la disparition de Chief Ebrima Manneh. « Cette vague d’arrestations de journalistes constitue une violation flagrante de la liberté de la presse et d’expression en Gambie, » s’est inquiété le Président de l’UJAO, Mr Ibrahim Famakan Coulibaly.
L’UJAO demande plus de tolérance aux autorités gambiennes et les invite à engager un dialogue franc et sincère avec les médias pour créer les conditions favorables à l’épanouissement d’une presse libre et indépendante, gage de démocratie et de bonne gouvernance.

IBRAHIM FAMAKAN COULIBALY
PRESIDENT/ UJAO
BAMAKO
MALI
Cel:00223/76432831

 

 

WAJA CONDEMNS IMPRISONMENT OF SIX JOURNALISTS IN GAMBIA

The West African Journalists Association (WAJA) has learned with deep dismay the conviction and to prison sentences of 24 months and a strong fine of 250,000 Dalasis (about 500,000,000 FCFA) for each of the six accused journalists.
The six condemned journalists Mr. Emil Touray, General Secretary of GPU (Gambia Press Union), Mrs Sarata Jabbi-Dibba, vice president of GPU, of PA Modou Faal, treasurer of GPU, Pap Saine and Ebou Sawaneh, respectively Publisher and Editor "The Point", and Foroyaa Editor Sam Sarr.
WAJA condemns this verdict that gravely undermines freedom of expression in The Gambia and notes with bitterness that this process is in line with state oppression on the press and carries a hard blow to freedom of the press and of expression. WAJA demands that the Gambian Executive liberate the imprisoned colleagues and reaffirms its entire solidarity with the demands of the GPU of an independent investigation on the circumstances of the assassination of Deyda Hydara and disappearance of Chief Ebrima Manneh.
"This wave of arrests of journalists constitutes a flagrant violation of the liberty of the press and of expression in The Gambia," said WAJA President Ibrahim Famakan Coulibaly.
WAJA also asks more tolerance from the Gambian authorities and encourages that they engage in frank and sincere dialogue with the media to create the conditions favourable for a blooming, free and independent press, with a pledge to democracy and good governance.

IBRAHIM FAMAKAN COULIBALY
PRESIDENT WAJA
BAMAKO MALI Cel: 00223/76432831

    2010-02-12 10:30:36

GPU : LES JOURNALISTES GAMBIENS EN ETAT DE SIEGE

L\'Union de la Presse Gambienne (GPU) exprime sa profonde consternation suite à l\'arrestation et la détention de trois membres du Bureau Exécutif National par l\'Agence National de Renseignements (NIA). Il s’agit du secrétaire général : le camarade Emil Touray; de la vice-présidente la camarade Sarata Jabbi-Dibba, et du trésorier le camarade PA Modou Faal. Ils ont passé toute la journée du lundi 15 juin 2009 dans les locaux de la NIA où ils ont subit des interrogatoires.
PAP Saine, Directeur de Publication du journal « Le Point » et un de ses rédacteurs Ebrima Sawaneh étaient également détenus dans les locaux de la NIA. Sam Sarr et Abubcarr Saidy Khan, respectivement Directeur de Publication et journaliste du journal « Foroyaa » étaient également entendus depuis 7h30 GMT. Cette vague d’interpellations de journalistes survient quatre jours après la publication par la GPU (Gambian Press Union) d’une réponse aux commentaires inadéquats formulés par le chef d\'Etat, le Président Yayah Jammeh sur le doyen des journalistes gambiens, Deyda Hydara froidement assassiné le 16 décembre 2004 à Banjul et sur l\'état de liberté d\'expression en Gambie.
Il est impensable que moins d\'une semaine après la profession de foi du Président Jammeh affirmant que la Gambie est un état de droit où la liberté d\'expression est garantit par l’article 207 de la constitution de 1997 et par les divers traités régionaux et internationaux auxquels la Gambie a adhéré ; que la NIA fasse toujours recours aux méthodes classiques d’intimidation de journalistes pour dissimuler la vérité. Le GPU réaffirme son attachement à sa déclaration du jeudi 11 juin et sa détermination à œuvrer pour le triomphe de la vérité.
Nous réitérons également notre appel au gouvernement Gambien et à ses services de sécurité pour mettre fin au harcèlement des journalistes. Nous appelons le gouvernement du Président Jammeh à respecter, défendre et promouvoir les droits des journalistes. Des droits contenus dans la constitution de 1997, dans l’article 9 de la charte africaine des Droits de l’Homme et dans l\'article 19 de la Déclaration Universelle Des Droits de l\'Homme. Nous exigeons également la libération immédiate et sans conditions de nos collègues détenus. La GPU lance également un appel à tous les Gambiens pour défendre la liberté de presse dont la suppression est une violation de leur droit à l\'information. C’est un devoir pour tout Gambien, aussi bien individuel que collectif de faire de ce pays une nation démocratique où sont respectés les droits inaliénables des citoyens à la liberté, à la dignité et à la prospérité.
Ndey Tapha Sosseh GPU Président
Note aux éditeurs :
Sarata Jabbi-Dibba, vice-présidente du GPU est une mère allaitante d’un bébé de 6 mois
Sam Sarr, Directeur de Publication du Journal est Conseiller du BEN du GPU et est Coordinateur par intérim du Forum des Editeurs Gambiens.
Pa Modou Faal, Trésorier du GPU est le Président de l’Association of des Journalistes Sanitaires et Coordinateur de AMMREN (Africa Malaria Media Research Network) section Gambia.
Pap Saine, Directeur de Publication de « The Point » avait été acquitté ce 15 juin par le tribunal de Banjul dans l’affaire de fausse citoyenneté.
 

    2010-02-12 10:28:25

La MFWA réagit Contre la Position du Gouvernement Gambien sur la Disparition..

Le Chef Ebrimah Manneh, un reporter du quotidien « Daily Observer » basé à Banjul a été tenu au secret depuis son arrestation le 7 juillet 2006 par les agents de l’Agence nationale d’Intelligence (NIA).  En avril 2007, la MFWA a intenté un procès devant la cour communautaire de Justice de la CEDEAO contre le gouvernement de la République de Gambie pour et au nom du chef Ebrima Manneh, à cause de la violation de ses droits humains fondamentaux de la liberté d’arrestation et détention arbitraire. Cette action, qui était dirigée au gouvernement gambien, cherchait la libération immédiate du Chef Ebrima et le paiement pour son compte des dommages intérêts conséquent à son arrestation et détention arbitraire. Le 6 avril 2009, en répondant aux questions posées par les législateurs gambiens à propos du non respect de l’ordre de la cour communautaire de la Justice de la CEDEAO pour libérer le Chef Ebrima Manneh, Maître Mary Saine Firdaus, Procureur Général et Ministre de la Justice a dit : « l’intérêt de mon établissement, c’est que les membres de la famille du Chef Ebrima et leurs cohortes n’ont pas entamé des poursuites judiciaires contre le gouvernement devant la cour Supérieure en conformité avec les lois et procédures relatives aux prétendues arrestation et détention du Chef Ebrima Manneh par les agents de la sûreté nationale. La Cour de la CEDEAO fut établie par des traités et ainsi est sujet à l’exécution de certaines règles et procédures, dont l’épuisement des remèdes locaux. »  Quoique le gouvernement de la Gambie fusse formellement notifié de cette action et servi tous les processus légaux, il a refuse de comparaître devant le tribunal et d’entamer des poursuites pour contester l’action. Probablement était-il conseillé que puisque tous les remèdes locaux n’avaient pas été épuisés, il n’était pas de la compétence de la Cour de la CEDEAO d’instruire cette affaire. Sur ce point de compétence et d’épuisement des remèdes locaux, il y en aura des arguments sous peu. Cela pourrait expliquer pourquoi la République de la Gambie a manqué de contester l’affaire.
Quoiqu’il en soit, la position juridique est que la cour communautaire de la justice est créé vues les dispositions des Articles 6 et 15 du Traité Révisé de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest de 1993. Elle ne fut établie qu’une décennie plus tard en 2001. Le protocole créant la cour elle-même fut signé par les Chefs d’Etat et des gouvernements des pays membres de la CEDEAO le 6 juillet 1991 et entra en vigueur le 5 novembre 1996. Elle a son siège à Abuja mais peut tenir ses séances partout ailleurs dans le territoire qu’elle considérerait convenable. Suivant le protocole original un Protocole supplémentaire a été adopté lors du sommet des Chefs d’Etat et des gouvernements des pays membres de la CEDEAO en janvier 2005 à Accra. Le Protocole Supplémentaire a amendé le protocole original pour accorder aux individus et entités non étatiques accès en tant que revendicateurs devant la cour communautaire de la justice.
Alors que sous le protocole original l’accès à la cour n’était restreint qu’aux états membres, cette limitation a été supprimée depuis lors par l’article 10(d) du protocole supplémentaire qui permet aux individus et entités sociales d’initier des poursuites contre l’action ou l’inaction des responsables et états membres de la CEDEAO qui violent les droits des individus ou entités sociales sous le traité de la CEDEAO. Le protocole supplémentaire accorde également accès aux individus et entités sociales de demander des récompenses à l’égard de la violation des droits humains fondamentaux. C’est sous la disposition de l’article 10(d) du protocole supplémentaire que la MFWA a intenté son action contre le gouvernement de la République de la Gambie.
S’agissant de savoir si le demandeur devant la cour communautaire de la justice de la CEDEAO doit démontrer que les remèdes locaux ont été épuisés, selon les dispositions de l’article 10(d), la seule prohibition est que le demandeur ne doit pas garder l’anonymat ni être devant un autre tribunal international pour décision. Rien n’exige donc pas que les remèdes locaux doivent être épuisés. Par conséquent, la cour communautaire a entendu l’affaire et a prononcé son jugement comme suit :
(1) Que le gouvernement de la Gambie libère le chef Ebrima Manneh immédiatement
(2) Que le gouvernement de la Gambie paie au chef Ebrimah Manneh en guise d’amende pour son arrestation et détention arbitraire la somme de $100 000EU
Ce jugement a été servi au gouvernement gambien en 2008 mais jusqu’à présent celui-ci a refusé de manière flagrante à conformer à ses termes bien que la Gambie soit signataire du traité de la CEDEAO, du traité révisé de la CEDEAO et du protocole qui a établi la cour communautaire de la justice de la CEDEAO et du protocole supplémentaire.
L’objection élevée par le procureur général de la Gambie est donc, sans mérite.
Emis par la MFWA à Accra, le 22 avril 2009
 

           

 

 

 

 
 
 
 
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La CEDEAO condamne la Gambie

• La Cour de justice de la CEDEAO (basée à Abuja, Nigeria) vient de condamner la Gambie à libérer le journaliste Chief Ebrima Manneh et à lui verser 100.000 dollars de dommages.


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