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    2010-02-11 15:33:14

INDUSTRIES EXTRACTIVES EN AFRIQUE DE L’OUEST
Des journalistes ouest- africains se forment en enquête
L’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO) a organisé du 11 au 14 août 2009 à Bamako, en collaboration avec l’ONG Oxfam America, un atelier de formation sur le thème : « enquête journalistique appliquée aux industries extractives ». La rencontre a regroupe une vingtaine de professionnels des médias venant des pays membres de la CEDEAO.
Depuis les années 90, les politiques de développement en Afrique sont résolument tournées vers les ressources minières. Beaucoup d’espoirs ont été placés dans l’or, le diamant, le phosphate, l’uranium, la bauxite, etc. Dans la tourmente de la crise financière récente et de la baisse des cours du coton, l’or serait même devenu la première source de devises de certains pays de l’Afrique de l’Ouest. Cependant, les populations en attendent toujours les retombées et, pire, la malédiction des ressources a même été une réalité dans certains Etats. Pour changer les choses, Oxfam America attribue une grande importance au travail des médias. Citant l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, le représentant du bureau de l’ONG basé à Dakar au Sénégal, Aliou Bassoum, a affirmé que « le combat contre la pauvreté implique en effet d’améliorer la qualité de l’information ». Pour le président de l’UJAO, Ibrahim Famakan Coulibaly, c’est une synergie heureuse qui fait jour étant donné qu’elle se bat pour la liberté de presse en soutenant efficacement la formation des hommes et des femmes de médias. L’atelier de formation permettra aux participants de faire un tour d’horizon des problématiques du secteur minier notamment les lois minières en Afrique, les questions environnementales liées à l’extraction des mines, les activités minières et la microfinance ainsi que leurs retombées pour le budget national, etc. Pour Ibrahim Famakan Coulibaly, les participants, qui sont appelés à se spécialiser dans ce domaine, doivent aller désormais au fond des choses pour tirer la sonnette d’alarme dans leurs pays afin que les intérêts des populations soient préservés. « Compte tenu de l’importance grandissante des ressources minières dans les économies de l’Afrique de l’Ouest, les journalistes doivent être formés pour nous aider à mieux l’appréhender et en faire un véritable levier de développement et non une source de malheurs comme nous en avons connu au Liberia, en Sierra-Leone, en RDC », a renchéri Aliou Bassoum. Outre les communications, les journalistes ont visité la mine de Morila, l’une des plus importantes au Mali qui est située à 380 km de Bamako, ainsi que la Direction nationale de la géologie et des mines.
Par Dayang-ne-Wendé P. SILGA à Bamako
 

    2010-02-11 15:29:16

L’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO), à travers son Projet de Renforcement des Capacités (PRC) et Oxfam America ont organisé du 11 au 14 août 2009, un atelier régional de formation sur le thème : « enquête journalistique appliquée aux industries extractives ». L’atelier a regroupé au grand hôtel de Bamako des participants venus des 15 pays de la CEDEAO et de la Mauritanie.
L’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest et Oxfam America, organisation internationale de lutte contre la pauvreté et l’injustice sociale ont décidé d’unir leurs efforts pour développer ce projet de renforcement de capacités qui comporte plusieurs volets dont : la formation sur le journalisme d’investigation appliqué aux industries extractives ; le suivi dans la production d’articles et la production d’un guide rédactionnel pour les journalistes qui s’intéressent aux questions relatives aux industries extractives.
Le présent atelier, qui entre dans ce cadre, aura à se pencher sur des sous-thèmes comme : les lois minières en Afrique de l’Ouest, les questions environnementales liées à l’extraction des mines d’or, de pétrole, de phosphate, de fer, de diamant et autres, les activités minières et la microfinance, ainsi que l’apport de toutes ces ressources au budget national. Ces différents sous-thèmes ont été développés par des spécialistes, en l’occurrence les ingénieurs géologues et par des responsables de structures médiatiques. Le but recherché est d’amener les journalistes à traduire le jargon des géologues pour le rendre accessible aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Il s’agira d’amener les hommes de médias à aller dans les mines, dans des foires minières et toutes autres activités liées à l’enquête appliquée aux différentes substances sur lesquelles repose l’économie de nos pays. A la fin dudit atelier, les participants doivent pouvoir parler du pétrole, ses dérivés, son apport dans le système économique du pays ; parler de l’or, ce métal précieux qui est l’objet de toute convoitise depuis l’orpaillage traditionnel sous Kankou Moussa, empereur du Mali, jusqu’à la mine moderne et industrielle d’aujourd’hui etc.
Le président de l’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO), Ibrahim Famakan Coulibaly, a indiqué que le partenariat de sa structure avec Oxfam America se situe presque dans la logique de la formation des journalistes sur l’enquête appliquée aux industries extractives dont l’une des finalités sera la production d’un guide. Cette préoccupation, dit-il, n’est nullement au-dessus de notre portée, étant donné que parmi les journalistes il y a déjà certains qui sont familiarisés aux questions minières. Ceux ou celles qui seront formés vont rejoindre le rang des journalistes des domaines des industries extractives tout comme les confrères des sports, de l’environnement, de l’économie qui ont la maîtrise de leurs disciplines.
Quant au représentant d’Oxfam America, Aliou Bassoum, il a signifié que compte tenu de l’importance grandissante des ressources minières dans les économies de l’Afrique de l’Ouest, les journalistes doivent être formés pour aider à mieux les appréhender et à en faire un véritable levier de développement et non une source de malheurs, comme on en a connu au Liberia, en Sierra Leone, en RDC….Selon lui, c’est parce qu’Oxfam America est convaincue du rôle des journalistes dans le développement à travers la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance qu’il a fait de la presse une alliée de taille en participant à ces activités de renforcement des capacités.
Abdoulaye Diakité (L’Indicateur du Renouveau)

 

 

    2010-02-11 15:25:05

INDUSTRIES EXTRACTIVES EN AFRIQUE DE L’OUEST
Du 11 au 14 août dernier, des hommes de médias de l\'Afrique de l\'Ouest ont participé à un atelier régional sur l\'enquête journaliste appliquée aux industries extractives, organisé par l\'Union des journalistes de l\'Afrique de l\'Ouest à travers son projet de renforcement des capacités et Oxfam America.
Durant les quatre jours de travaux, les journalistes ouest africains se sont familiarisés au vocabulaire des mines à travers des thèmes et des visites de terrain à la direction nationale de la géologie et des mines et à la mine d\'or de Morila.
Le président de l\'Union des journalistes de l\'Afrique de l\'Ouest, Ibrahim Famakan Coulibaly a, dans son discours d\'ouverture, déclaré que cette formation est la suite logique du séminaire organisé à Kpalimé, au Togo, en mai 2009 dont le thème portait sur «Médias, Elections et transition en Afrique de l’Ouest ». M. Coulibaly a aussi mis l\'accent sur l\'importance de l\'or dans l\'économie de l\'Afrique de l\'Ouest.
Pour le représentant du bureau régional d\'Oxfam America de l\'Afrique de l\'Ouest, Aliou Bassoum, l\'importance grandissante des ressources minières dans les économies de l\'Afrique de l\'Ouest nécessite la formation des journalistes. Il ajoutera que « la directive de la CEDEAO » est au cœur des préoccupations d\'Oxfam America. C\'est pour cette raison d\'ailleurs qu\'il a initié la campagne" où est mon or en Afrique "pour une bonne gestion des revenus tirés de l\'or et la mise en œuvre effective de la directive minière.
Les participants ont débattu des thèmes comme : "L\'apport des ressources minières au budget national : répartition des richesses entre partenaires", "Réglementation minière en Afrique de l\'Ouest", "Quelle couverture pour les activités en Afrique de l\'Ouest", "Les mines et l\'environnement"
Le président de l\'UJAO, dans sa communication "Quelle couverture pour les activités minières en Afrique de l\'Ouest", a invité les journalistes à maîtriser le langage des initiés, des géologues et autres spécialistes du même domaine. Pour lui, des contacts doivent être noués par le journaliste pour mener à bien sa mission.
Il ressort des autres communications, qu\'actuellement au Mali six (6) mines sont en exploitation. Il s\'agit de Kalana, de Sadiola, de Yatéla, de Loulo, de Morila et Tabakoto- Séguéla, Syama et Kodiéran devront entrer en production à la fin de l\'année. La production d\'or au Mali tourne au tour de 50 tonnes par an, faisant de notre pays le 3ème producteur d\'or en Afrique. Il représente environ 14% du PIB. Mohamed Keïta, conseiller technique au ministère des Mines, qui a présenté le thème "réglementation minière en Afrique de l\'Ouest", a soutenu que les Etats doivent créer un environnement économique propice pour attirer les investisseurs dans l\'industrie minière. Avant d\'ajouter que les pays membres de la CEDEAO, en vue de l\'harmonisation du régime minier dans la sous région, ont décidé d\'adopter une démarche en trois phases marquées par l\'adoption de directives sur l\'harmonisation des principes directeurs, l\'adoption d\'une politique minière régionale, l\'adoption d\'un code minier communautaire. M. Keïta a salué le code minier communautaire de l\'UEMOA, adopté en 2003, qui a vocation à régir l\'ensemble des opérations minières y compris la détention, la circulation, le transport, la transformation et la commercialisation des substances minérales sur toute l\'étendue du territoire de l\'Union.
L\'atelier allait avoir un goût d\'inachevé si les journalistes ne s\'étaient pas rendus à la mine d\'or de Morila, située dans le cercle de Bougouni au sud de Bamako. Sur ce site minier, les participants, après une présentation de la mine de Morila par son directeur général, Samba Touré, ont visité la carrière dont l\'exploitation a pris fin en avril dernier et l\'usine de traitement. La mine d\'or de Morila sera fermée en 2013.
Ainsi l\'honneur est revenu à la mine d\'or de Morila d\'abriter la cérémonie de clôture sous la présidence de M. Ibrahim Famakan Coulibaly, président de l\'UJAO et de M. Aliou Bassoum, Représentant d’Oxfam America.
YORO SOW (L’Inter de Bamako)

    2010-02-11 15:21:45

Dans le cadre du suivi de l’atelier sur les industries extractives tenues à Bamako, nous vous proposons une série d’articles produite par les participants.
Vers une harmonisation des textes communautaires du secteur minier
Les Etats membre de l’UEMOA ont adopté un code minier communautaire en décembre 2003. Il a vocation de régir l’ensemble des opérations minières dans les huit pays membres ainsi que la détention, la circulation, le transport, la transformation et la commercialisation des substances minérales. Il ressort du code minier communautaire de l’UEMOA, que le titulaire d’un titre minier est tenu de respecter les législations de son pays d’activité. Les titulaires des titres miniers ne sont pas seulement soumis à des obligations, ils bénéficient de nombreux avantages. Ces avantages se situent surtout au niveau des facilités accordées au cours des phases de recherche et d’exploitation.
La phase de recherche : Il s’agit notamment des admissions temporaires pour les biens d’équipements importés, notamment les engins lourds pendant la phase de recherche. Les matériaux, pièces de rechange, les carburants et les lubrifiants entrant dans le cadre du fonctionnement de ces équipements sont également tous exonérés des taxes douanières. La TVA, la taxe patronale sur les traitements et salaires, la contribution des patentes, les impôts fonciers, les droits d’enregistrement sont aussi exonérés.
Cependant les prélèvements communautaires de solidarité (PCS) et la redevance statistique (RS) ne sont pas concernés. Tout ceci vise à encourager les opérateurs nationaux ou étrangers à investir dans un secteur où les risques pris se révèlent parfois énormes.
La phase de l’exploitation : Pendant la période d’exploitation, des admissions temporaires et des exonérations sont également prévues. Les autres avantages concernent l’amortissement accédé, de la TVA, de la contribution des patentes, du BIC, de la taxe patronale sur les traitements et salaires, etc.
Par ailleurs les sous-traitants, non ressortissants de l’UEMOA, mais qui fournissent depuis plus de six mois des prestations de services pour le compte des titulaires des titres miniers obtiennent les mêmes avantages fiscaux et douaniers que les titulaires. La seule condition exigée est la création d’une société au sein de l’Union répondant aux exigences des textes communautaires.
Enfin, il faut retenir que toute infraction au code minier de l’UEMOA relève des juridictions nationales. Mais certains différents sont soumis à la cour de justice de l’Union, s’il n’y pas de solution à l’amiable.
Ahmadou MAÏGA
 

           

 

 

 

 
 
 
 
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La CEDEAO condamne la Gambie

• La Cour de justice de la CEDEAO (basée à Abuja, Nigeria) vient de condamner la Gambie à libérer le journaliste Chief Ebrima Manneh et à lui verser 100.000 dollars de dommages.


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