2010-02-11 16:12:33 MORILA : la mine d’or en quelques chiffres
La mine d’or de Morila située dans la région de Sikasso, dans le cercle de Bougouni à environ 345 km au sud de Bamako. Elle a vu le jour le 15 février 2001 et s’étend sur une superficie de 1.252 hectares. Ses principaux actionnaires sont l’Etat du Mali avec 20%, Rand gold Ressources 40% et AngloGold Ashanti 40%. Elle est placée sous l’autorité d’un Directeur Général. La mine d’or de Morila a atteint une production de 5 millions oz contre une prévision de 3 millions. Elle emploie 854 personnes. La durée de vie de la mine est estimée jusqu’en 2013. Au sujet des impacts environnementaux, de l’aide aux communautés locales et des stratégies de reconversion de l’après mine, Morila SA a pris les devants en développant une politique et des objectifs environnementaux qui répondent aux exigences légales du pays en matière de protection de l’environnement et aux normes environnementales de la Banque Mondiale en matière d’industries extractives pour les mines à ciel ouvert. Ainsi dans le cadre de la gestion de l’environnement, 69 piézomètres ont été installés aux alentours du barrage à boue de la carrière et des dépôts de stériles pour échantillonner les eaux de surface et souterraines. Le niveau de la nappe phréatique est aussi mesuré. Pour la réhabilitation du couvert végétal, une pépinière a été créée. Quant au développement communautaire, Morila SA a investi selon M. Touré environ 1.657.000.000 de FCFA de 2001 à 2009 dans les domaines de la santé ; de l’éducation ; de l’agriculture ; des arts, culture, sports et enfin d’autres projets de développement. Il s’agit entre autres de la construction de centres de santé, de maternité, de salles de classes, de forages, aménagement de plaines pour la culture du riz, construction de pont et autres infrastructures.
Dans le but d’éviter que Morila devienne un village fantôme, un ambitieux projet d’Agro-business qui va s’étendre à environ 300 à 5000 hectares a été initié. Il portera sur les activités comme la culture du riz, du maïs, des graines de sésame ; l’élevage de volaille, la pisciculture, l’embouche et l’insémination de bétails. Notons que la mine a contribué de 2000 au 30 juin 2009 à l’économie nationale environ 567,32 milliards de Francs CFA tout investissement confondu.
Les participants ont pu visiter les carrières et on eu droit à une vue panoramique de l’usine en compagnie du directeur et certains responsables.
Ahmadou Maïga (Le Guido)
2010-02-11 16:10:01 EXPLOITATIONS MINIERES : Les conséquences socio-économiques sur les populations
A l’atelier de l’UJAO sur les industries extractives, tenu du 11 au 14 out dernier à Bamako, Lansiné Touré ingénieur géologue, a évoqué certains problèmes liés à l’activité minière. Cette dernière engendre des problèmes environnementaux tant sur le milieu naturel que sur le milieu humain. Lansiné Touré ingénieur géologue dans son exposé a relevé 5 impacts sur le milieu biophysique. Il s’agit des impacts sur le sol, sur la végétation et la biodiversité, sur la faune, sur les habitats naturels et enfin sur le paysage et la vue panoramique. A ceux-là, a indiqué Lansiné Touré ingénieur géologue, il faut ajouter les impacts sur l’agriculture, sur l’élevage et la pêche, sur le patrimoine culturel, sur les ressources en eau, sur la santé, l’hygiène et la sécurité, sur le déplacement involontaire des populations, sur l’inflation du prix des denrées de base, etc. Au niveau du sol, à cause de la circulation d’engins et de véhicules de chantiers, les travaux d’exploitation minière génèrent des impacts, se manifestant par de tassement local des sols. Il y a le risque de pollution, de déboisement et d’érosion. Quant aux impacts sur les ressources, il faut souligner l’industrie minière rejette plusieurs milliers de tonnes de stériles et de résidus chaque année. Ces résidus miniers sont exposés à l’air et à l’eau, où ils oxydent en présence de certaines bactéries, comme le thiobacillus ferrooxidans. Les eaux de ruissellement entrainent avec elles ces produits de l’oxydation, d’acide sulfurique et des métaux sulfurés nouvellement formés, a expliqué Lansiné Touré ingénieur géologue. (A suivre)
Ahmadou Maïga ( Le Guido)
2010-02-11 16:05:02 INDUSTRIES EXTRACTIVES EN AFRIQUE DE L’OUEST: L’investigation journalistique au coeur des activités minières
Plus d\'une vingtaine de journalistes ont traité pendant 4 jours à Bamako, des questions liées aux industries extractives dans la sous-région Ouest Africaine à l’invitation de l’UJAO et d’Oxfam America. L\'Union des journalistes d’Afrique de l’ouest (UJAO), en collaboration avec le Bureau Régional d’Oxfam America basé à Dakar, a organisé du 11 au 14 août dernier un atelier régional sur « l\'enquête journalistique appliquée aux industries extractives ». La formation s’adressait à plus d\'une quarantaine de journalistes des sections nationales du Mali, de Côte d\'Ivoire, du Sénégal, de Guinée, de Guinée Bissau, du Burkina Faso, de Gambie, de Sierra Leone, de Mauritanie, du Niger, du Togo et du Bénin. A l’ouverture des travaux, le Président de l’UJAO, Ibrahim Famakan Coulibaly a loué le partenariat noué avec Oxfam America pour l\'organisation de cet atelier qui va permettre aux participants de traiter de manière pointue les questions se rapportant à l\'industrie extractive. Oxfam America qui est une organisation de lutte contre la pauvreté et l’injustice et l\'UJAO ont décidé d\'unir leurs efforts pour en vue du renforcement des capacités des journalistes qui comporte plusieurs volets. Parmi ceux-ci, figurent la formation sur "le journalisme d\'investigation appliqué aux industries extractives" ; le suivi dans la production d\'articles et la production d\'un guide rédactionnel pour les journalistes qui s\'intéressent aux questions relatives aux industries extractives. "Compte tenu de l\'importance grandissante des ressources minières dans les économies de l\'Afrique de l\'ouest, les journalistes doivent être formés pour nous aider à mieux les appréhender et en faire un véritable levier de développement et non une source de malheurs comme nous en avons connu au Liberia, en Sierra Leone et en RDC", a insisté Ali Bassoum, le représentant du bureau régional d\'Oxfam America en Afrique de l\'ouest. Il a apprécié à ce propos les efforts de la CEDEAO qui a adopté et validé en mai dernier une directive minière avec une forte implication de la société civile ouest-africaine. Les participants ont suivi plusieurs communications présentées par des experts de la direction nationale de la géologie et des mines et d’éminents journalistes. Parmi les thèmes développés, on retient « les lois minières en Afrique de l\'Ouest », « les questions environnementales liées à l\'extraction minière ». Ont également été analysés le rapport entre les activités minières et la microfinance ainsi que l\'apport de ces ressources au budget national.
Le Mali a, de longue date, été perçu comme un pays doté d’un important potentiel aurifère, confirmé par de nombreuses références historiques et une activité artisanale séculaire. L\'or provenant du Bouré et du Bambuck a fait de l\'ancien Empire du Mali l\'un des plus célèbres au monde. Le fait historique le plus cité, à juste raison, est le fastueux pèlerinage à la Mecque de l\'empereur Kankou Moussa en 1324. Le souverain apporta avec lui 8 tonnes d\'or, une quantité telle qu’elle fit plonger le cours du métal jaune à l\'époque. Les traces innombrables d\'anciens travaux d\'exploitation artisanale de l\'or dans les zones de Kéniéba à l\'ouest, de Kangaba et de Kalana au Sud, attestent aussi d’une immémoriale tradition minière. Depuis son accession à l\'indépendance, notre pays et ses partenaires ont intensifié des activités dans le domaine de la recherche géologique, minière et pétrolière. Cet effort a mis en évidence de nombreux indices et gisements d\'or, de diamant, de bauxite, de manganèse, de fer, de cuivre, de plomb, d\'uranium, de phosphate, parmi tant d\'autres. Actuellement, l\'industrie extractive est dominée chez nous par l\'exploitation de l\'or qui présente des cours mondiaux relativement bons par rapport aux autres substances. Depuis 2002, le Mali est le troisième producteur d\'or africain après l\'Afrique du Sud et le Ghana. La majorité de la production aurifère est assurée par les mines industrielles, la part de la production artisanale reste toujours incontrôlée et échappe à la fiscalité. La production est estimée à 3 à 4 tonnes par an.
Notre pays compte six mines opérationnelles : Sadiola, Morila, Yatela, Kalana, Loulo et Tabakoto. Ces mines posent de sérieux problèmes environnementaux. D\'où la nécessité de relire le code minier de 1999 pour prendre en compte ces volets et d\'autres problèmes et accroitre la part de l\'État. Les participants ont visité la direction nationale de la géologie et des mines et la Société des mines d\'or de Morila (Morila-Sa) où s’est déroulée la cérémonie de clôture de l’atelier le vendredi 14 août dernier.
Bandé Moussa SISSOKO / L’ESSOR
2010-02-11 16:00:26 ATELIER REGIONAL: L’UJAO et Oxfam America pour une spécialisation des journalistes en Industries Extractives!
L’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest a organisé en partenariat avec Oxfam America, un atelier régional de formation des journalistes des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest. Cette formation s’est déroulée du 11 au 14 août 2009 au Grand Hôtel de Bamako et avait pour thème « Enquête journalistique appliquée aux Industries Extractives ». L’objectif recherché par l’UJAO et son partenaire Oxfam America, est de former les journalistes, aux questions liées aux industries extractives et en finalité, élaborer un guide pratique pour les reportages. Le président de l’UJAO, M. Ibrahim Famakan Coulibaly, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a rappelé l’importance toute particulière de la formation qui touche un domaine aussi précieux et sensible. Selon lui, cette formation permettra aux journalistes de se spécialiser dans le domaine des industries extractives et ainsi jouer pleinement leur rôle d’interface entre les sociétés d’exploitation et l’Etat d’une part et les communautés locales d’autre part. C’est pourquoi, il a appelé les journalistes à plus d’assiduité pour profiter au mieux des discussions des différents thèmes exposés.
Quant au représentant du bureau régional d’Oxfam America en Afrique de l’Ouest, M. Aliou Bassoum, il s’est réjouit de ce partenariat naissant et prometteur entre son organisation et l’UJAO. Ce partenariat s’inscrit selon lui dans la droite ligne des activités d’Oxfam America, à savoir la lutte contre la pauvreté et l’injustice sociale. Pour M. Bassoum, la recherche à tout prix de devises par les pays en développement, a entraîné la mise en place de textes de lois qui confèrent trop d’avantages aux compagnies minières au détriment des communautés locales. Les journalistes doivent être formés pour aider à mieux appréhender et en faire un véritable levier de développement et non une source de malheurs comme c’est le cas ailleurs, a poursuivi le représentant d’Oxfam America. Durant quatre jours, les participants ont abordé des thèmes portant sur : l’apport des ressources minières au budget national ; le rôle des journalistes dans la diffusion des directives minières (CEDEAO, de l’UEMOA et des politiques nationales) ; l’enquête journalistique appliquée aux industries extractives : quelle couverture pour les activités minières en Afrique de l’Ouest et échanges d’expérience sur la réalisation des reportages ; les mines et l’environnement : conséquences socio-économiques sur les population ; les lois minières : forces et faiblesses dans le développement socio-économique de la sous région et enfin dernier thème, les activités minières et microfinance : quelles perspectives ? Des thèmes qui ont été développés par des ingénieurs géologues et des responsables de haut niveau de structures médiatiques. Ainsi, au terme de trois jours d’intenses travaux entre experts et journalistes, les participants ont formulé une série de recommandations. Il s’agit de la poursuite de telles rencontres dans d’autres pays de l’espace UJAO ; le respect des Accords Oxfam/UJAO à travers la production d’articles sur les mines par tous les participants; la création d’un réseau de journalistes d’Afrique de l’Ouest sur les industries minières sous l’égide de l’UJAO et la création d’un forum de discussion entre les participants des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest sur l’Internet. Par ailleurs, les travaux de l’atelier ont été couronnés par la visite de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) et celle de la mine d’or de Morila située à 345 km au sud de BAMAKO.
La visite de la DNGM a permis aux journalistes de joindre la théorie à la pratique. Ainsi au niveau du centre de documentation, les participants ont pu, voir et toucher les différents types de spécimens minéralogiques (minerais), lithologique (roches) et paléontologique (fossiles). Il s’agit entre autres des pierres précieuses et semi- précieuses : les granites, le quartz, l’agate, pr2ehnite, les marbres (noirs, gris et blancs), la bauxite, le manganèse, le grauwacke (d’où est extrait l’or de Morila), le gypse, le sel gemme, le bois fossilisé etc. Toutes ces pierres sont répertoriées avec leur provenance. En plus de la salle de documentation, la DNGM est dotée d’une salle de cartographie informatisée qui stock toutes les informations en fichier. Il existe une autre salle où sont enregistrés tous les rapports des études précédentes en vue de faciliter les futures recherches du sous-sol malien. Pour davantage édifier les journalistes et dans le souci de comparer les informations reçues lors de la formation aux pratiques réelles du terrain, les participants ont effectué un voyage d’études sur le site de la mine d’or de Morila situé à 345 km au sud de Bamako. Sur place, après une brève présentation de la mine, le directeur général M. Samba Touré a rappelé les principaux actionnaires de la mine à savoir l’Etat malien avec 20%, Rand gold Ressources 40% et AngloGold Ashanti 40%. Créée le 15 février 2001, la mine d’or de Morila s’étend sur une superficie de 1.252 hectares. A la date du 31/12/2008, les ressources minérales de la mine sont estimées à 1.2 millions Au Oz. Les réserves des minerais à la même date s’élèvent à 1.1 millions Au oz. La mine d’or de Morila a produit selon son premier responsable environ 5 millions oz contre une prévision de 3 millions et emploi 854 personnes dans ses différentes activités. La durée de vie de la mine est estimée jusqu’en 2013. Répondant aux questions des journalistes sur les impacts environnementaux, l’aide aux communautés locales, et les stratégies de reconversion de l’après mine, M. Samba Touré a expliqué que Morila SA a développé une politique et des objectifs environnementaux qui s’apparentent à toutes les exigences légales du pays en matière de protection de l’environnement et les normes environnementales de la Banque Mondiale applicables à l’industrie extractive pour les mines à ciel ouvert. Ainsi dans le cadre de la gestion de l’environnement, 69 piézomètres ont été installés aux alentours du barrage à boue de la carrière et des dépôts de stériles pour échantillonner les eaux de surface et souterraines. Le niveau de la nappe phréatique est aussi mesuré. Pour la réhabilitation du couvert végétal, une pépinière a été créée. Quant au développement communautaire, Morila SA a investi selon M. Touré environ 1.657.000.000 de FCFA de 2001 à 2009 dans les domaines de la santé ; de l’éducation ; de l’agriculture ; des arts, culture, sports et enfin d’autres projets de développement. Il s’agit entre autres de la construction de centres de santé, de maternité, de salles de classes, de forages, aménagement de plaines pour la culture du riz, construction de pont et autres infrastructures. Dans le but d’éviter que Morila devienne un village fantôme, un ambitieux projet d’Agro-business qui va s’étendre à environ 300 à 5000 hectares a été initié. Il portera sur les activités comme la culture du riz, du maïs, des graines de sésame ; l’élevage de volaille, la pisciculture, l’embouche et l’insémination de bétails. Notons que la mine a contribué de 2000 au 30 juin 2009 à l’économie nationale environ 567,32 milliards de Francs CFA tout investissement confondu.
Les participants ont pu visiter les carrières et on eu droit à une vue panoramique de l’usine en compagnie du directeur et certains responsables. Le site de Morila a servi de cadre pour cérémonie de clôture de l’atelier régional en présence des autorités administratives de la zone. Le président de l’UJAO a remercié le directeur général et son staff pour l’accueil chaleureux réservé aux journalistes, il a aussi invité les confrères qui viennent d’être outillés à se servir de cette formation pour servir leurs pays respectifs. Quant au représentant d’Oxfam America, il s’est dit satisfait de l’organisation de cet atelier et invite les participants en faire bon usage. Ces types de rencontre selon lui, participent à l’effort d’intégration et contribuent à sensibiliser les communautés à mieux comprendre leurs droits.
Daouda KONATE ( L\'ORAGE)
2010-02-11 15:55:14 INDUSTRIES EXTRACTIVES : La mine de Tabakoto sous les eaux
Depuis belle lurette, la société d’exploitation de la mine de Tabakoto ne fonctionne plus, du moins, tourne au ralenti. Et pour cause, l’unique voie d’accès reliant Kayes et la zone aurifère est inondée. Cela rend la circulation, des citernes de Shell, difficile. Bloqués à mi-chemin, ces citernes ne ravitaillent plus l’usine d’extraction de minerais d’or en carburant. Cela n’est pas sans conséquence sur l’économie nationale. De son inauguration le 22 mai 2006 au premier trimestre de 2009, la mine de Tabakoto a fait une production totale d’or brut de 3, 929 tonnes. Après l’utilisation des stocks de carburant disponibles, la société Tambaoura Mining Company (TAMICO) est obligée de surseoir à l’exploitation jusqu’à la décrue des rivières et des marigots du cercle de Kéniéba. On se rappelle encore que cette même mine a connu un temps d’arrêt en 2007 à la suite des problèmes techniques et financiers. Cette situation déplorable n’est pas de nature à encourager les investisseurs étrangers dans notre pays surtout à Kéniéba. Puisque la route, l’unique voie d’accès, est impraticable pendant l’hivernage. A cette période de l’année, l’administration de la ville est paralysée pour la même cause. Tout cela doit servir de leçon au gouvernement et aux investisseurs. Kéniéba ne mérite pas un tel sort. Ce cercle minier qui a contribué à verser des centaines de milliards de FCFA dans la cagnotte publique, n’a toujours pas une route bitumée digne de ce nom. Dommage!
Namory Kouyaté
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