2010-02-12 17:50:18 La charte des Journalistes Burkinabè
L’Association des Journalistes du Burkina (AJB) qui s’est fixé pour objectifs :
De développer des rapports confraternels entre ses membres ;
De tisser des liens d’amitié avec les journalistes des autres pays ;
De définir et de défendre l’éthique du journalisme ;
a élaboré et adopté la présente charte qui est le cadre de référence pour l’affirmation des droits et des devoirs des journalistes. Convaincu que le respect de la liberté de presse et le droit à l’information et à la communication constituent le fondement du plein exercice et de l’épanouissement de la profession de journaliste, l’AJB invite les journalistes du Burkina à observer scrupuleusement ce code déontologique et à le faire respecter.
DES DROITS DU JOURNALISTE BURKINABE
Article 1 : Le journaliste burkinabè, de par sa profession, a droit à toutes les sources d’information.
Article 2 : Le journaliste burkinabè est tenu de publier des informations justes dont les sources sont vérifiables, dans le souci de l’intérêt général. Il ne peut être l’objet de menace, de poursuite judiciaire et ou de sanction.
Article 3 : Le journaliste burkinabè refuse de publier sous sa signature toute information qu’il juge contraire à ses propres convictions et à l’éthique professionnelle.
Article 4 : Le journaliste burkinabè participe directement ou par l’intermédiaire de ses représentants, à toute décision concernant la vie de l’entreprise dans laquelle il travaille.
Article 5 : Le journaliste burkinabè a droit à la sécurité physique, matérielle et sociale, dans l’exercice de ses fonctions.
Article 6 : Le journaliste burkinabè a 1e droit de faire valoir la clause de conscience lorsque les orientations de l’organe de presse dans lequel il travaille ne répondent plus à ses convictions ou portent atteinte à l’éthique professionnelle. Par conséquent, il doit bénéficier des avantages liés à cette clause.
DES DEVOIRS DU JOURNALISTE BURKINABE
Article 7 : Le journaliste burkinabè est tenu au devoir de vérité par honnêteté intellectuelle, professionnelle et par souci de I’intérêt général.
Article 8 : Afin de sauvegarder la dignité de la profession, le journaliste doit éviter à tout prix de verser dans la partialité et l’esprit partisan.
Article 9 : Le journaliste digne de ce nom s’abstient de tout plagiat, de signer des articles qui ne sont pas les siens ou de se livrer à des manœuvres de tout genre pour prendre la place d’un confrère.
Pour sa crédibilité et celle de sa profession, il se doit de refuser toute forme de corruption et d’allégeance.
Article 10 : Le journaliste s’interdit toute forme de rémunération illicite directe ou indirecte, tout avantage proposé en vue d’orienter son traitement de l’information.
Article 11 : Le journaliste est tenu de protéger ses sources d’information de toute divulgation à même de le compromettre d’une manière ou d’une autre. En revanche, il ne doit pas user de moyens illicites pour obtenir des informations. Dans le respect de la loi, le journaliste peut utiliser tous 1es moyens pour obtenir une information.
Article 12 : Le respect du droit des personnes à la vie privée et à la dignité humaine, en conformité avec les dispositions nationales et internationales en matière de droit concernant la protection des individus et interdisant la diffamation, la calomnie, l’injure, l’insinuation malveillante fait partie intégrante des normes professionnelles du journaliste burkinabè.
Bobo-Dioulasso
Avril 1990
Mis à jour le 15 mai 2005
2010-02-12 17:15:57 ALERTE
BURKINA FASO
Les journalistes du magazine "Reporter" et de l\'hebdomadaire "l\'Événement" reçoivent des menaces de mort pour avoir critiqué des hauts officiels du gouvernement.
Des journalistes du "Reporter", un magazine mensuel indépendant et Newton Ahmed Barry, un autre journaliste de "l\'Événement", un hebdomadaire indépendant ont reçu des menaces de mort par courriel pour avoir critiqué trois responsables importants du gouvernement.
Le correspondant de la Fondation pour les Médias en Afrique de l\'Ouest (MFWA) a rapporté que dans son édition de février 2009, le "Reporter" a cité l\'auteur inconnu du courriel qui s\'est simplement fait appeler "le Chef". Celui-ci aurait dit qu\'il éliminera un à un les journalistes du mensuel. Le correspondant a ajouté que les menaces ont fait suite à la publication dans l\'édition de janvier 2009 du magazine qui a prétendu que Filppe Sawadogo, le ministre de la culture, M. Boureima Badini, le représentant du facilitateur de la crise en Côte d’Ivoire, et M. Paramanga Ernest Yonly, l\'ancien premier ministre du Burkina Faso, ont été accusés de corruption dans un rapport récent. L\'auteur inconnu a averti le journal et Barry de cesser de publier des articles préjudiciables sur les responsables si non ils subiront le même sort que celui connu par Norbert Zongo, un journaliste d\'investigation assassiné en 1989, et Sam K. Le Jah, un animateur célèbre de Ouaga FM, une station de radio indépendante, dont la voiture a été calcinée parce qu\'il avait prétendument critiqué le gouvernement.
SOURCE: Fondation pour les Médias en Afrique de l\'Ouest (MFWA), Accra 2010-02-12 13:41:46 Les Journalistes du Burkina ont leur convention collective
La convention collective des journalistes a enfin vu le jour au Burkina le 6 janvier 2009 à l’initiative de l’Association des Journalistes du Burkina et du Syndicat National des Journalistes. Cette signature a été facilitée par la bonne disposition d’esprit des patrons de presse et l’accompagnement du Ministère de l’Information, de celui du Travail et de la Sécurité sociale et du Conseil Supérieur de la Communication. Sy Cherif Moumina, représentant les patrons de presse, estime que leur "facilitation" a été assurée avec professionnalisme. Rappelons que M. SY avait participé en avril 2004 à Conakry à la réunion organisée par l’UJAO avec l’appui de l’ACBF pour la mise en œuvre de la Convention Cadre dans l’espace UJAO. Pour Justin Coulibaly, représentant les journalistes, cette convention met fin aux pratiques informelles dans le secteur et sécurise employeurs et employés dans leurs relations de travail. C’est un pas "qui montre la volonté des parties d’aller de l’avant." Mais, avertit Sy Cherif, "il ne suffit pas d’avoir un bon texte coulé sur du papier pour que les choses changent d’elles-mêmes". Il a prévenu que cette mise en œuvre va nécessiter une restructuration des entreprises de presse. Pour cette raison et au nom de la mission de service public assignée aux médias privés et du droit à l’information des populations, le représentant des patrons de presse a sollicité des mesures d’accompagnement au niveau de la fiscalité et de la publicité par la mise en place d’une régie d’annonces ministérielles. Il s’est réjoui des mesures gouvernementales sur le droit d’accès aux documents administratifs et la dépénalisation des délits de presse et a proposé que la subvention à la presse soit revue à la hausse et au besoin indexée au budget de l’Etat. Le Premier ministre a dans son allocution réaffirmé la volonté du gouvernement à accompagner le processus. L’année 2009 sera consacrée à une réforme générale de la fiscalité et que le secteur de la publicité, évoqué plus haut, est en voie d’assainissement a ajouté le Premier Ministre Tertuis Zongo. Béatrice Damiba, présidente du CSC, a loué l’esprit de dialogue et le sens des responsabilités qui ont prévalu au cours des négociations de la convention. La présidente du CSC a souhaité une large diffusion du texte afin que personne ne se soustraie des obligations qui y sont prescrites.
D’après Abdoulaye TAO – Le Pays
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